GRAALS

Mystère lyrique en 3 actes

pour continuo baroque, électronique, choeur, chanteurs et comédiens

Durée 1h45 sans entracte
Langues: français, anglais et italien
Sous-titres: français

DISTRIBUTION
Livret et mise en scène Luc Birraux Direction musicale Antoine Rebstein Composition Kevin Jullierat, Henri Purcell Soprano Giulia Bolcato Mezzosoprano Cecilia Molinari Contre-ténor Paul-Antoine Bénos-Djian Basse-baryton Joé Bertili. Jeu Alain Maratrat, Beatriz Sayad, Michael Comte Orchestre Ensemble Operatic

SCENOGRAPHIE ET TECHNIQUE
Scénographie et lumières Julien Brun Costumes Shanshan Ruan Photographies et collaboration artistique Margaux Opinel Direction technique Matthieu Baumann Ingénieur son N.N.

PRODUCTION
Direction de production Daphné Bengoa Chargée de production et administration Gaëlle Mafunu Coproduction Théâtre du Jorat, Grand Théâtre Genève – La Plage, Haute École de Musique Genève et Neuchâtel – HEM

SA 17 août, 2024 / 20h

Théâtre du Jorat, Mézières – CH

Petra- Graal
Petra-Graal
Petra-Graal
Petra- Graal

Le voyage du Graal du Mont Golgotha jusqu’en Angleterre raconte une quête en forme d’exil. La déportation de ce mythe méditerranéen fait apparaître une histoire palpitante : l’un des principaux récits collectifs qui conditionnent notre civilisation. Ceux-là mêmes qui peuplent notre chair et nos rêves.
Ce périple mythique à travers l’Europe et la Méditerranée évoque, comme bien d’autres avant lui tels l’Odyssée et l’Énéide, l’épopée d’une femme et d’un homme oubliés de l’Histoire qui ne manque pas de résonner dans notre monde contemporain. Nous avons choisi de lui donner la forme d’une grande fresque à la fois musicale, théâtrale et dansée.

L’HISTOIRE

Tout le monde a déjà entendu parler du roi Arthur et de la quête du Graal. Lorsque cette aventure commence, le calice tant convoité ainsi que la Sainte Lance sont conservés depuis déjà plusieurs générations dans le château du Roi Pêcheur. Je propose pour ma part de raconter comment ils sont arrivés là. Qui se souvient de Joseph d’Arimathie et de son beau-frère Bran, qui lors de la déposition de Jésus, y recueillent le sang dans le calice ? Mus par un ordre divin, les fossoyeurs du Christ accompagnés de Marie Madeleine entreprennent un long et périlleux voyage jusqu’au nord de l’Europe afin de sauvegarder l’objet qui, deux millénaires plus tard, constitue un récit fondateur tout à la fois de la chrétienté et de notre histoire collective.

Au fil de leur voyage ces premiers chrétiens d’Europe rencontrent, se heurtent et se mêlent aux légendes païennes et à leurs personnages. Ils échouent en Grande Bretagne et fondent la lignée maudite des Rois Pêcheurs. GRAALS questionne ce récit tout comme ses fondations. L’enjeu est de les remettre en perspective et d’en faire vivre les versions oubliées.

Ce voyage est initiatique de part les histoires multiples et contradictoires qu’il invoque. Toutes ont demandées l’excavation d’une infinité de sources : de la réalité historique au récit païen mystique en passant par les codex alchimiques médiévaux et les évangiles apocryphes, nous sommes dans le ténu et le fragmentaire. Autant de béances qui servent l’imaginaire et la construction d’un récit de notre temps.

NOTE DE RÉALISATION

L’écriture d’un tel livret n’a pu apparaître qu’après une longue période de gestation. Je ressentais la nécessité de me perdre dans des voyages lointains. Une perdition qui devait être à la mesure de l’égarement intérieur provoqué par le typhon des sources littéraires invoquées dans ce récit. Ainsi j’ai effectué des recherches dans le désert jordanien, sur les rivages de la mer morte, mais également dans plusieurs lieux européens qui contenaient à mes yeux une forte charge narrative : de l’Abbaye de Vezelay en France à la Basilique Mineur de Sion en passant plusieurs sites néolithiques du sud de l’Angleterre.

Le voyage du Graal du Sud vers le Nord est une véritable bataille narrative. La version de l’église romaine y affronte toutes les petites histoires chrétiennes apocryphes mais surtout toutes les légendes païennes qui n’ont souvent d’autre choix que de se fondre dans la grande histoire pour ne pas disparaitre. Mais il s’agissait avant tout de raconter par tous les moyens possibles de l’art vivant afin de faire revivre cette épopée dans toute sa complexité. Raconter en parlant, en chantant en dansant.

J’ai donc décidé de réunir un plateau d’artistes de renommée internationale prêts à collaborer au sein d’une création interdisciplinaire fortement marquée par mon expérience de l’opéra. Alain Maratrat (Mahabharatat, Peter Brook), Beatriz Sayad (Cie. Finzi-Pasca) et Mickael Comte (La Disparition, Luc Birraux) seront les trois acteurs parlant de cette création tandis que Paul-Antoine Benos (contre-ténor, Festival d’Aix en Provence, Théâtre des Champs-Elysées, Comédie-Française) sera la clé de voute d’un quatuor de chanteurs lyriques. Pour finir Sasha Riva (Ballet Grand Théâtre Genève) servira un personnage muet et pantomime.

Je poursuivrais également ma collaboration avec la photographe Margaux Opinel avec laquelle j’avais tourné le photo roman La Disparition. En effet, le décor signé par Julien Brun sera en partie constitué de projections de lieux réels, que nous aurons préalablement photographiés, tels que la cité antique de Pétra en Jordanie, Mâdain Sâlih en Arabie Saoudite, Louxor en Égypte, Canfranc en Espagne, Les Saintes- Maries-de-la-Mer en France, Sion en Suisse, et enfin Glastonbury en Angleterre. Ils retraceront le voyage en question afin de servir une histoire méconnue mais sublime, à la portée universelle.

Luc Birraux, librettiste et metteur en scène