Apparitions

ou les voyages du Graal

Opéra – diapositive en 3 actes

pour continuo, électronique, choeur, chanteurs, danseurs et comédiens

Réalisation et mise en scène Luc Birraux Direction Antoine Rebstein Composition Kevin Juillerat, Henri Purcell Photographie et collaboration artistique Margaux Opinel Chorégraphie Riva Repele Danzarte Scénographie Emmanuel Michaud Costumes Valentine Michaud Lumières nn. Ingénieur du son Robert Torche Danseurs Sasha Riva Simone Repele, nn. nn. Chant Paul-Antoine Benos, nn. Jeu Alain Maratrat, Michael Comte nn.nn. Orchestre et chœur La Camerata Ataremac Directrice de production Marion Schwartz

Petra- Graal
Petra-Graal
Petra-Graal
Petra- Graal

Le voyage du Graal du Mont Golgotha jusqu’en Angleterre raconte un exil en forme de quête. La déportation de ce mythe méditerranéen fait apparaître une histoire palpitante : l’un des principaux récits collectifs qui conditionnent notre civilisation. Ceux-là mêmes qui peuplent notre chair et nos rêves.
Ce périple mythique à travers l’Europe et la Méditerranée évoque, comme bien d’autres avant lui tels l’Odyssée et l’Énéide, une épopée qui ne manque pas de résonner dans notre monde contemporain. Nous avons choisi de lui donner la forme d’une grande fresque à la fois musicale, théâtrale et dansée.

L’histoire

Tout le monde a déjà entendu parler, de près ou de loin, du roi Arthur et de la quête du Graal. Lorsque cette aventure commence, le calice tant convoité ainsi que la Sainte Lance sont conservés depuis déjà plusieurs générations dans le château du Roi Pêcheur. Je propose pour ma part de raconter comment ils sont arrivés là. Qui se souvient de Joseph d’Arimathie et de son beau-frère Bran, qui lors de la déposition de Jésus, y recueillent le sang dans le calice? Mus par un ordre divin, les fossoyeurs du Christ entreprennent un long et périlleux voyage jusqu’au nord de l’Europe afin de sauvegarder l’objet sacré qui, deux millénaires plus tard, constitue un récit fondateur tout à la fois de la chrétienté et de notre histoire collective.
Ce voyage — initiatique diraient certains — demande l’excavation d’une infinité de sources. De la réalité historique au récit mystique en passant par les codex alchimiques médiévaux et les évangiles apocryphes, nous sommes dans le ténu et le fragmentaire. Autant de béances qui servent l’imaginaire et la construction d’un récit de notre temps.

Ébauche de réalisation

Afin de persévérer dans la démarche pluridisciplinaire d’Operatic, la danse, la musique et le théâtre seront intimement liés au sein de cette création.
Joseph d’Arimathie, Bran et Marie-Madeleine seront des rôles dansés. Deux d’entre eux seront interprétés par Sasha Riva et Simone Repele, anciens danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève, qui se produisent aujourd’hui en solistes partout en Europe.
Le texte quant à lui, sera conté par le comédien Alain Maratrat qui a notamment créé le Mahabarata avec Peter Brook et qui a signé durant les vingt dernières années de nombreuses mises en scène sur les grandes scènes mondiales dont le Mariinsky, le Châtelet, l’Opéra de Lyon. Le reste de la distribution scénique étant encore cours. Je peux toutefois compter sur l’ensemble lausannois La Camerata Ataremac, le contre-ténor Paul-Antoine Benos et enfin le chef d’orchestre Antoine Rebstein. Cette épopée mêlera la musique de King Arthur de Purcell dans une réorchestration inédite et une création contemporaine commandée au compositeur lausannois Kevin Juillerat.
Je poursuivrai également ma collaboration avec la photographe Margaux Opinel avec laquelle j’avais tourné le photo roman La Disparition. En effet, le décor sera constitué exclusivement de projections de lieux réels, que nous aurons préalablement photographiés, tels que la cité antique de Pétra en Jordanie, Mâdain Sâlih en Arabie Saoudite, Louxor en Égypte, Canfranc en Espagne, Les Saintes-Maries-de-la-Mer en France, Sion en Suisse, et enfin Glastonbury en Angleterre. Ils retraceront le voyage en question. Le spectacle mettra en scène les différents acteurs de cette fresque dans un espace d’illusions constructivistes en deux dimensions projetées sur des pans suspendus aux cintres dans toute la profondeur du plateau.

Luc Birraux